{"id":17212,"date":"2021-07-31T15:55:45","date_gmt":"2021-07-31T13:55:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/?p=17212"},"modified":"2021-07-31T18:50:04","modified_gmt":"2021-07-31T16:50:04","slug":"cher-pere-abbe-sur-la-paix-liturgique-en-dialogue-avec-dom-pateau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/cher-pere-abbe-sur-la-paix-liturgique-en-dialogue-avec-dom-pateau\/","title":{"rendered":"Cher P\u00e8re Abb\u00e9&#8230; sur la paix liturgique: en dialogue avec Dom Pateau"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" alt=\"Notre-Dame-Fontgombault-francia\" src=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/Notre-Dame-Fontgombault-francia-300x197.png\" \/><\/p>\n<p><em>Il P. Pierre Vignon ha fatto una traduzione francese del mio ultimo post. Lo ringrazio per questo e posto anche questa versione, per i lettori francofoni.\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>La lassitude de la &#8220;bataille liturgique&#8221; ressort clairement des propos de Dom Pateau OSB, Abb\u00e9 de Fontgombault. Et il est tr\u00e8s curieux de trouver, dans le m\u00eame texte, la plus \u00e9vidente sollicitude pour la paix et la r\u00e9conciliation eccl\u00e9siale, m\u00eal\u00e9e aux pr\u00e9jug\u00e9s les plus enracin\u00e9s, qui alimentent au contraire la suspicion, la m\u00e9fiance et le conflit. Puisque le P\u00e8re Abb\u00e9 m&#8217;a cit\u00e9 d&#8217;aventure dans son texte, de fa\u00e7on peu flatteuse, m\u00eame si c&#8217;est avec respect, j&#8217;ai cru bon de lui r\u00e9pondre, de tout c\u0153ur, au nom de cette &#8221; communaut\u00e9 b\u00e9n\u00e9dictine &#8221; d&#8217;o\u00f9 proc\u00e8dent aussi bien ses pr\u00e9occupations de pacification que mes remarques sur la m\u00e9thode et le style du projet de r\u00e9conciliation. Je le fais sous la forme \u00e9pistolaire, en lui envoyant une &#8220;lettre de paix&#8221;, dans laquelle j&#8217;essaie de lui parler de ce qui me convainc et de ce qui ne me convainc pas dans son texte.<\/em><\/p>\n<p>&#8220;Cher P\u00e8re Abb\u00e9,<\/p>\n<p>Dans <a href=\"https:\/\/www.famillechretienne.fr\/36832\/article\/dom-pateau-il-faut-sortir-de-ce-combat-liturgique-qui-epuise-leglise\">l&#8217;interview publi\u00e9e par &#8220;Famille Chr\u00e9tienne&#8221; le 19\/7<\/a>, reprise avant-hier par le blog Messainlatino dans une traduction italienne, j&#8217;ai trouv\u00e9 avant tout un esprit b\u00e9n\u00e9dictin de r\u00e9conciliation et de paix. En cela, je suis pleinement d&#8217;accord avec vous. L&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, avec un groupe de th\u00e9ologiens europ\u00e9ens et am\u00e9ricains, nous avons \u00e9crit un livre \u00e9lectronique sur le th\u00e8me de la &#8220;r\u00e9conciliation liturgique&#8221;, perspective que vous consid\u00e9rez \u00e9galement comme absolument d\u00e9cisive. Vos propos sont \u00e9galement tr\u00e8s clairs en soulignant l&#8217;objectif de &#8220;ne pas rejeter&#8221; le texte du nouveau Motu Proprio (=MP) du Pape Fran\u00e7ois, qui abroge &#8220;Summorum Pontificum&#8221; (=SP). Vous avez eu le courage de prononcer ce mot fort, sp\u00e9cialement dans votre milieu, et j&#8217;y trouve un signe de la grande tradition b\u00e9n\u00e9dictine qui caract\u00e9rise non seulement votre Abbaye, mais aussi les Abbayes dans lesquelles j&#8217;ai appris \u00e0 conna\u00eetre et \u00e0 reconna\u00eetre la force de la liturgie : Sainte Justine \u00e0 Padoue, Saint Anselme \u00e0 Rome, Camaldoli dans le Casentino, Dominus tecum \u00e0 Prad Mill, ainsi que les nombreuses Abbayes f\u00e9minines (Grandate, Fabriano, Tarquinia&#8230;).<\/p>\n<p>Nous sommes d&#8217;accord sur deux exigences tout \u00e0 fait centrales : construire des ponts est devenu un imp\u00e9ratif, ainsi que mettre fin aux batailles liturgiques s&#8217;av\u00e8re \u00eatre une priorit\u00e9 incontournable pour tous. Vous essayez de trouver le ton le plus appropri\u00e9 pour donner du nouveau texte une vision qui ne soit pas source de division, intol\u00e9rante, d&#8217;opposition frontale. C&#8217;est un noble objectif qui vous honore. En m\u00eame temps, cependant, votre texte semble rester compl\u00e8tement sourd au contenu du MP &#8220;Traditiones Custodes&#8221; (=TC), et cela me surprend quelque peu. D\u00e8s le titre, que vous n&#8217;avez peut-\u00eatre pas d\u00e9termin\u00e9, mais qui semble n\u00e9anmoins fid\u00e8le au contenu de vos propos, la relation entre le texte de Fran\u00e7ois et la construction de ponts est d\u00e9plac\u00e9e : ce que Fran\u00e7ois demande, avec TC, c&#8217;est de construire des ponts &#8220;entre les personnes&#8221; dans l&#8217;unique rite commun et ordinaire, et non &#8220;des ponts entre deux formes du rite romain&#8221;. Ce malentendu initial, qui trouve de nombreuses confirmations tout au long de votre interview structur\u00e9e, manifeste une sorte d&#8217; &#8220;angle mort&#8221; que je tente d&#8217;\u00e9claircir, dans une s\u00e9rie de br\u00e8ves observations, que je vous soumets volontiers :<\/p>\n<p>a) D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, votre option de &#8220;ne pas rejeter le texte de Fran\u00e7ois&#8221;, si on l&#8217;observe attentivement, appara\u00eet plut\u00f4t singuli\u00e8re. Pour le fait que, en \u00e9valuant le texte de TC, vous le remplissez continuellement avec le contenu de SP. Mais TC a abrog\u00e9 SP et la logique avec laquelle SP pr\u00e9tendait faire la paix. Si l&#8217;intention est de &#8220;faire la paix&#8221;, il faut donner aux mots leur v\u00e9ritable sens. Vous poursuivez, dans votre discours, en parlant de &#8220;deux formes du m\u00eame rite&#8221;, auxquelles les baptis\u00e9s &#8220;auraient droit&#8221;. Mais c&#8217;est la vision que SP a tent\u00e9 d&#8217;introduire d&#8217;une fa\u00e7on disruptive avec des principes que la tradition n&#8217;a jamais connus. L&#8217;interpr\u00e9tation sur le &#8220;missel tridentin&#8221; &#8211; que vous n&#8217;\u00eates pas le premier \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter et qui a vu le jour dans les d\u00e9clarations du Card. Giuseppe Siri en 1951 et de M. Lefebvre apr\u00e8s le Concile Vatican II &#8211; selon laquelle il n&#8217;aurait pas \u00e9limin\u00e9 les &#8220;autres formes&#8221; du rite romain, est une \u00e9lucubration sans fondement : vous devriez savoir que les &#8220;autres formes&#8221;, avec lesquelles le rite tridentin est compar\u00e9, avaient des d\u00e9terminations g\u00e9ographiques ou personnelles tr\u00e8s particuli\u00e8res. Ni le rite ambrosien ni le rite dominicain ne sont des &#8220;rites universels&#8221;, mais un ordo conditionn\u00e9 par des dimensions g\u00e9ographiques ou personnelles qui d\u00e9limitent structurellement leur impact. Le Concile de Trente n&#8217;a jamais con\u00e7u, m\u00eame de loin, &#8220;deux formes&#8221; du m\u00eame rite existant dans la m\u00eame unit\u00e9 d&#8217;espace, de temps et de personnes. Seul SP a tent\u00e9 d&#8217;\u00e9mettre l&#8217;hypoth\u00e8se de l&#8217;existence simultan\u00e9e de deux formes diff\u00e9rentes et conflictuelles du m\u00eame rite romain. Cette &#8220;astuce&#8221; &#8211; car il s&#8217;agit d&#8217;un trucage syst\u00e9matique &#8211; a apport\u00e9 la &#8220;bataille&#8221;, pas la &#8220;paix&#8221;. C&#8217;est pourquoi TC a abrog\u00e9 SP : parce qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de construire des &#8220;ponts&#8221; entre diff\u00e9rentes formes du rite romain, mais seulement des ponts entre les personnes diverses qui utilisent toutes la m\u00eame forme commune du rite romain.<\/p>\n<p>b) Toujours au d\u00e9but, puis \u00e0 plusieurs reprises dans vos r\u00e9ponses, vous soulignez la &#8220;duret\u00e9&#8221; et la &#8220;s\u00e9v\u00e9rit\u00e9&#8221; de TC, qui se r\u00e9sume dans la perception que vous exprimez ainsi : &#8220;Le texte du Pape sugg\u00e8re que tout doit \u00eatre fait pour que le mode de c\u00e9l\u00e9bration sous forme extraordinaire disparaisse le plus rapidement possible. Cela inqui\u00e8te \u00e0 juste titre les fid\u00e8les qui sont attach\u00e9s \u00e0 cette forme&#8221;. D&#8217;une certaine mani\u00e8re, vous semblez \u00e9valuer cette histoire sous un angle privil\u00e9gi\u00e9. Certains monast\u00e8res b\u00e9n\u00e9dictins, dont le v\u00f4tre, avaient en quelque sorte anticip\u00e9, sous une forme particuli\u00e8re et non sans \u00e9l\u00e9ments de rigidit\u00e9 et d&#8217;obstination, la solution que l&#8217;on pensait transformer en 2007 en &#8220;droit commun&#8221;. Dure et s\u00e9v\u00e8re a \u00e9t\u00e9 la pr\u00e9cipitation voulue en 2007. Elle a cr\u00e9\u00e9 des illusions, des distorsions de perspectives, des mirages et des cauchemars. L&#8217;invention &#8211; \u00e0 la limite de la mystification &#8211; d&#8217;une &#8220;forme extraordinaire&#8221; ajout\u00e9e 50 ans plus tard \u00e0 la forme ordinaire r\u00e9dig\u00e9e sur instruction du Concile et rendue &#8220;facultative&#8221; est une d\u00e9marche trop dure et trop s\u00e9v\u00e8re. Face \u00e0 cette &#8220;dure acc\u00e9l\u00e9ration de la nostalgie&#8221;, CT appara\u00eet au contraire comme un acte de mod\u00e9ration et de reprise organique de la v\u00e9ritable histoire commune. Ce n&#8217;est pas une &#8220;pr\u00e9tention absurde de Fran\u00e7ois&#8221; que le VO (=Vetus Ordo) disparaisse : c&#8217;est toute la tradition qui a toujours su &#8211; au moins jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;amn\u00e9sie institutionnelle de 2007 &#8211; qu&#8217;une r\u00e9forme g\u00e9n\u00e9rale du rite romain remplace le rite pr\u00e9c\u00e9dent par le nouveau. Et le rite romain se trouve \u00eatre celui qui r\u00e9sulte de la r\u00e9forme. Comme cela a toujours \u00e9t\u00e9 le cas, \u00e0 travers les \u00e2ges.<\/p>\n<p>c) Vous pensez que certains liturgistes &#8220;m\u00e9prisent&#8221; la forme extraordinaire du rite romain et que la seule voie vers la paix serait la reconnaissance mutuelle entre les deux &#8220;formes&#8221; : ceux qui c\u00e9l\u00e8brent le NO (=Novus Ordo) devraient reconna\u00eetre le VO et ceux qui c\u00e9l\u00e8brent le VO devraient reconna\u00eetre le NO. Mais l\u00e0 aussi, les choses ne peuvent pas fonctionner ainsi, que ce soit sur le plan th\u00e9ologique, spirituel ou pastoral. En ce qui concerne les liturgistes, je ne peux parler qu&#8217;en mon nom et je ne me permets pas de parler au nom de tiers. Mais en ce qui me concerne, je n&#8217;ai aucun m\u00e9pris pour le VO : simplement, je ne le connais pas et ne peux pas le conna\u00eetre : c&#8217;est le Concile Vatican II qui le veut ainsi. Parce que c&#8217;est la forme du rite romain que le Concile a voulu r\u00e9former et qui m&#8217;est parvenue sous la seule forme que j&#8217;ai jamais c\u00e9l\u00e9br\u00e9e : celle d&#8217;apr\u00e8s 1969. Je trouve curieux que moi, qui suis n\u00e9 en 1961, je puisse dire cela en toute conscience, alors que vous, qui \u00eates n\u00e9 cinq ans apr\u00e8s moi, pouvez c\u00e9l\u00e9brer ordinairement avec la forme extraordinaire. Bien s\u00fbr, je sais bien que votre identit\u00e9 fran\u00e7aise, vos origines vend\u00e9ennes, l&#8217;histoire de l&#8217;\u00c9glise de France, qui a mis en \u0153uvre la r\u00e9forme liturgique de mani\u00e8re beaucoup plus lente et avec moins de finesse qu&#8217;en Italie, parlent d&#8217;elles-m\u00eame ici. En Italie, avec toutes nod limites, nous avons effectivement mis en \u0153uvre et appliqu\u00e9 la r\u00e9forme. L&#8217;acc\u00e8s au rite romain s&#8217;est fait dans la nouvelle forme qui est rapidement devenue ordinaire et unique, comme cela s&#8217;est toujours produit dans l&#8217;histoire de l&#8217;\u00c9glise. C&#8217;est mon exp\u00e9rience, depuis le d\u00e9but, qui me parle du rite romain dans la seule forme en vigueur, depuis que j&#8217;ai l&#8217;\u00e2ge de raison. Non pas par m\u00e9pris personnel, mais par invraisemblance traditionnelle.<\/p>\n<p>d) Vous parlez, en m\u00eame temps, de &#8220;ne pas rejeter le texte de Fran\u00e7ois&#8221; et d'&#8221;attachement \u00e0 la forme extraordinaire&#8221;. Le premier est une &#8220;norme&#8221;, le second une &#8220;affection&#8221;. Je crois qu&#8217;il y a l\u00e0 le c\u00f4t\u00e9 le plus d\u00e9licat de la question, qui ne peut \u00eatre r\u00e9solu ni par des &#8220;d\u00e9crets d&#8217;en haut&#8221; ni par le &#8220;populisme d&#8217;en bas&#8221;. Avec TC, la fa\u00e7on d&#8217;aborder la question a chang\u00e9. Il n&#8217;y a plus de &#8220;forme extraordinaire&#8221; du rite romain (quelque chose qui a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 en 2007 par SP et qui n&#8217;a aucun fondement dans le pass\u00e9 eccl\u00e9sial) mais une seule forme du rite (celle dite &#8220;ordinaire&#8221;) et quelques concessions \u00e0 l&#8217;usage du rite &#8220;non en vigueur&#8221;, qui sont destin\u00e9es avec le temps \u00e0 \u00eatre r\u00e9duites \u00e0 n\u00e9ant. C&#8217;est la physiologie eccl\u00e9siale, pas la pathologie de Fran\u00e7ois. Ainsi, le d\u00e9fi de faire la paix passe des &#8220;ponts entre deux formes rituelles&#8221; aux ponts &#8220;entre les fid\u00e8les qui utilisent la seule forme commune&#8221;. Beaucoup des choses que vous d\u00e9signez comme &#8220;inali\u00e9nables&#8221; dans la VO doivent \u00eatre d\u00e9couvertes, introduites ou reconnues dans l&#8217;Ordo voulu par le Concile Vatican II. Et ne serait-ce pas un petit signe de paix si une abbaye b\u00e9n\u00e9dictine comme la v\u00f4tre, qui a nourri une certaine hostilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Vatican II, se donnait progressivement \u00e0 la d\u00e9couverte des tr\u00e9sors liturgiques du NO et les mettait en commun, dans l&#8217;exp\u00e9rience monastique et dans l&#8217;exp\u00e9rience eccl\u00e9siale. Et aidait ainsi toute l&#8217;\u00c9glise \u00e0 vivre la continuit\u00e9 de l&#8217;essentiel du depositum fidei (=d\u00e9p\u00f4t de la foi) dans la nouvelle formulation de sa pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p>e) Les paroles des jeunes qui disent &#8220;la r\u00e9forme n&#8217;est pas termin\u00e9e&#8221; sont importantes et tout \u00e0 fait vraies. La r\u00e9forme ne fait que commencer. Mais cela ne justifie pas une r\u00e9ponse d\u00e9cevante : soit parce qu&#8217;elle leur fait croire qu&#8217;ils peuvent rester de ce c\u00f4t\u00e9 de la r\u00e9forme, dans un rite artificiel qui n&#8217;a plus aucun fondement ; soit parce qu&#8217;elle leur fait croire au manque de style et au laisser-aller d&#8217;une routine sans soin et sans exp\u00e9rience vivante. Le travail commun, transg\u00e9n\u00e9rationnel, sur le seul rite commun est l&#8217;horizon que le Pape Fran\u00e7ois a voulu, avec autorit\u00e9, remettre au centre de l&#8217;attention. Contre le d\u00e9tournement introduit dans l&#8217;\u00e9glise par la th\u00e9orie de la &#8220;double forme&#8221;, qui a tromp\u00e9 et chagrin\u00e9 tout le monde. Sur un plan strictement th\u00e9ologique, il y a eu, au cours de ces 14 ann\u00e9es, une sorte de &#8220;folie collective&#8221; dont Fran\u00e7ois nous a r\u00e9veill\u00e9s, avec des mots d&#8217;une grande clart\u00e9, en vue d&#8217;une v\u00e9ritable r\u00e9conciliation. Ce travail de r\u00e9conciliation ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par l&#8217;invention d&#8217;une &#8220;comp\u00e9tition&#8221; entre deux formes rituelles, la seconde ayant \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour corriger et amender la premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Cher P\u00e8re Abb\u00e9, vous dites bien : &#8221; Il est temps de construire des ponts &#8220;, en supprimant les lectures id\u00e9ologiques. Tout d&#8217;abord, celles qui cr\u00e9ent artificiellement un r\u00e9gime de &#8220;concurrence d\u00e9loyale&#8221; entre des formes rituelles qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 faites pour \u00e7a et qui ne peuvent coexister, sinon exceptionnellement, que par un indult. Je comprends le d\u00e9sarroi de ceux qui s&#8217;\u00e9taient berc\u00e9s de l&#8217;illusion qu&#8217;ils pouvaient vivre &#8220;universellement&#8221; avec cette contradiction embarrassante. Mais pour consoler les d\u00e9\u00e7us et les tromp\u00e9s, nous devons utiliser les mots de TC, pas ceux de SP : sinon la blessure ne sera pas gu\u00e9rie et les ponts ne seront que la d\u00e9nomination opportuniste par laquelle nous continuerons \u00e0 appeler et \u00e0 construire de nouveaux murs infranchissables&#8221;.<\/p>\n<p>(traduzione dall&#8217;italiano al francese di Pierre Vignon)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il P. Pierre Vignon ha fatto una traduzione francese del mio ultimo post. 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