{"id":15198,"date":"2020-04-13T10:00:31","date_gmt":"2020-04-13T08:00:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/?p=15198"},"modified":"2020-04-13T10:01:43","modified_gmt":"2020-04-13T08:01:43","slug":"padre-graulich-sullo-stato-di-eccezione-liturgica-le-sue-obiezioni-e-le-mie-risposte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/padre-graulich-sullo-stato-di-eccezione-liturgica-le-sue-obiezioni-e-le-mie-risposte\/","title":{"rendered":"Padre Graulich sullo &#8220;stato di eccezione liturgica&#8221;: le sue obiezioni e le mie risposte"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1962-missale-romanum.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-15202\" alt=\"1962-missale-romanum\" src=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1962-missale-romanum-225x300.jpg\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1962-missale-romanum-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1962-missale-romanum.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Mons. Markus Graulich, Sottosegretario del Pontificio Consiglio per i Testi Legislativi, ha scritto una serie di obiezioni, piuttosto sgarbate e sbrigative, contro la\u00a0Lettera sullo stato di eccezione liturgica.\u00a0Si tratta di un testo eminentemente giuridico, che tuttavia mostra di non coglierne n\u00e9 il significato n\u00e9 la portata della Lettera Aperta e delle questioni che la giustificano. Provvedo a pubblicare il testo francese (tratto da\u00a0<a href=\"https:\/\/www.riposte-catholique.fr\/archives\/155420\">https:\/\/www.riposte-catholique.fr\/archives\/155420<\/a>\u00a0)\u00a0cui faccio seguire le mie risposte, in forma epistolare.<\/em><\/p>\n<p><strong>Il testo (francese) di Mons. Markus Graulich<\/strong><\/p>\n<p>La Lettre ouverte, dans laquelle des sp\u00e9cialistes de la Liturgie demandent le retrait des deux d\u00e9crets publi\u00e9s par la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi le 25 mars et le \u00ab\u00a0retour\u00a0\u00bb \u00e0 la Congr\u00e9gation pour le Culte Divin de tous les pouvoirs accord\u00e9s \u00e0 la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi en mati\u00e8re de liturgie, fait partie d\u2019une s\u00e9rie de pol\u00e9miques, dont certaines n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9es chez les signataires de cette Lettre ouverte depuis la publication du Motu proprio\u00a0<em>Summorum Pontificum<\/em>.<\/p>\n<p>La Lettre ouverte contient diverses id\u00e9es fausses (pour ne pas parler d\u2019erreurs), qui sugg\u00e8rent un manque de connaissance ou une connaissance id\u00e9ologiquement d\u00e9form\u00e9e du sujet de la part des auteurs.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me paragraphe parle de \u00ab\u00a0deux rites diff\u00e9rents\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0le rite conciliaire et celui qui le nie\u00a0\u00bb. Cette juxtaposition est en soi fausse et montre une ignorance de l\u2019intention du pape Beno\u00eet XVI lorsqu\u2019il a publi\u00e9 le Motu Proprio\u00a0<em>Summorum Pontificum<\/em>\u00a0: il n\u2019a pas permis deux rites parall\u00e8les, mais deux expressions du m\u00eame rite. \u00c0 cet \u00e9gard, il d\u00e9clare \u00e0 l\u2019article 1 du\u00a0<em>Summorum Pontificum<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Ces deux expressions de la\u00a0<em>lex orandi<\/em>\u00a0de l\u2019\u00c9glise n\u2019induisent aucune division de la\u00a0<em>lex credendi<\/em>\u00a0de l\u2019\u00c9glise\u00a0; ce sont en effet deux mises en \u0153uvre de l\u2019unique rite romain\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans les deux premiers tirets de la lettre, la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi se voit refuser la comp\u00e9tence pour \u00e9mettre les deux d\u00e9crets et est accus\u00e9e de manquer de \u00ab\u00a0comp\u00e9tences historiques, textuelles, philologiques et pastorales\u00a0\u00bb. Cette accusation ignore deux choses : \u00ab\u00a0La r\u00e9glementation de la Sainte Liturgie\u2026 est de la comp\u00e9tence du Saint-Si\u00e8ge\u00a0\u00bb (can. 838 \u00a71 CIC), c\u2019est-\u00e0-dire en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale de la Congr\u00e9gation pour le Culte Divin. Cependant, le Pape est libre de confier cette mati\u00e8re \u00e0 d\u2019autres Dicast\u00e8res du Saint-Si\u00e8ge. Par le Motu Proprio\u00a0<em>Summorum Pontificum<\/em>\u00a0(art. 12), le Pape Beno\u00eet XVI a confi\u00e9 la comp\u00e9tence de la forme extraordinaire du rite romain \u00e0 la Commission\u00a0<em>Ecclesia Dei<\/em>\u00a0(aujourd\u2019hui une section de la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi), qui est incluse dans la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi. Les comp\u00e9tences sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies plus en d\u00e9tail dans une Instruction du 30 avril 2011, qui a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e par le Pape. Formellement et juridiquement, la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi a donc agi dans le cadre de ses comp\u00e9tences et a rempli le mandat qui lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9. Sur le plan du contenu, la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi est \u00e9galement comp\u00e9tente, soit par ses collaborateurs, soit par ses consultants, qui traitent de tous les sujets de nature th\u00e9ologique.<\/p>\n<p>Le reproche suivant de la lettre ouverte, qui postule une division entre la\u00a0<em>lex orandi<\/em>\u00a0et la\u00a0<em>lex credendi<\/em>\u00a0dans l\u2019Eglise et \u00e9voque le danger qu\u2019il est in\u00e9vitable \u00ab\u00a0qu\u2019une forme rituelle double et conflictuelle conduise \u00e0 une division significative de la foi\u00a0\u00bb, m\u00e9conna\u00eet \u00e0 la fois l\u2019intention de\u00a0<em>Summorum Pontificum<\/em>\u00a0(cf. l\u2019article pr\u00e9cit\u00e9 n. 1) ainsi que le fait que le Missel de 1962 est une expression de la m\u00eame foi que le Missel de Paul VI. Les deux d\u00e9crets publi\u00e9s aujourd\u2019hui par la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi ne promeuvent pas la dualit\u00e9 mais \u2013 comme l\u2019a demand\u00e9 Beno\u00eet XVI \u2013 travaille \u00e0 l\u2019enrichissement mutuel des deux formes du rite romain. \u00c0 ce sujet, Beno\u00eet XVI avait d\u00e9clar\u00e9 dans sa lettre d\u2019accompagnement annex\u00e9e au Motu Proprio\u00a0<em>Summorum\u00a0<\/em>Pontificum : \u00ab\u00a0D\u2019ailleurs, les deux Formes d\u2019usage du Rite Romain peuvent s\u2019enrichir r\u00e9ciproquement: dans l\u2019ancien Missel pourront \u00eatre et devront \u00eatre ins\u00e9r\u00e9s les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles pr\u00e9faces. La Commission\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ecclesia Dei\u00a0\u00bb<\/em>, en lien avec les diverses entit\u00e9s d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019<em>usus antiquior<\/em>, \u00e9tudiera quelles sont les possibilit\u00e9s pratiques\u00a0\u00bb. C\u2019est exactement ce qui s\u2019est pass\u00e9 maintenant avec ces deux d\u00e9crets ; ni plus ni moins !<\/p>\n<p>Cette mesure ne se traduit donc pas par une rupture au niveau de l\u2019\u00c9glise, mais par un enrichissement dont de plus en plus de fid\u00e8les sont convaincus.<\/p>\n<p>Il convient de signaler une derni\u00e8re contradiction dans la lettre ouverte : les signataires d\u00e9clarent : \u00ab\u00a0il n\u2019est plus logique de promulguer des d\u00e9crets pour \u201cr\u00e9former\u201d un rite qui est ferm\u00e9 dans le pass\u00e9 historique, inerte et cristallis\u00e9, sans vie et sans vigueur. Il ne peut y avoir de r\u00e9animation de ce rite\u00a0\u00bb. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019ajout de la forme extraordinaire (et non \u2013 comme le disent les signataires \u2013 le rite) qui montre clairement qu\u2019elle n\u2019est pas ferm\u00e9e dans le \u00ab\u00a0pass\u00e9 historique\u00a0\u00bb, mais qu\u2019elle peut se d\u00e9velopper de fa\u00e7on organique. Le fait que la forme extraordinaire ne soit pas \u00ab\u00a0sans vie ni sans vigueur\u00a0\u00bb est d\u00e9montr\u00e9 partout o\u00f9 on peut assister \u00e0 une c\u00e9l\u00e9bration eucharistique dans la forme extraordinaire du rite romain. Que cela convienne ou non aux soi-disant liturgistes.<\/p>\n<p><strong>Le mie risposte, in forma epistolare<\/strong><\/p>\n<p>Gentile P. Graulich,<\/p>\n<p>mi permetta di rivolgermi a lei in forma quasi confidenziale, come a un religioso salesiano, anche se \u00e8 una cosa rara nel mondo della ufficialit\u00e0 ecclesiale. Tanto pi\u00f9 apparir\u00e0 strana se uno ha avuto la pazienza di leggere la Lettera Aperta e la sua replica troppo sopra le righe. Per questo non voglio affatto sottrarmi al genere della &#8220;confutazione&#8221;, che lei mi ha imposto, ma desidero innanzitutto cercare di comprendere il punto di vista\u00a0 da lei espresso come mio e nostro interlocutore. Lei ha scritto come un avvocato. Con le armi migliori di un bravo avvocato. Purtroppo per\u00f2 si tratta di &#8220;armi formali&#8221;, che restano sulla superficie dei problemi. Lei non entra mai in nessuna questione sostanziale e risolve tutto &#8211; o almeno, come vedremo, quasi tutto &#8211; sul piano del diritto. Mi pare che in questo modo qualcosa di importante non funzioni.<\/p>\n<p>Andiamo per ordine. Le espongo soltanto i punti che sento pi\u00f9 problematici e mi permetter\u00e0 di farlo almeno con la stessa franchezza che lei ha ritenuto di usare nelle sue obiezioni.<\/p>\n<p>a) <em>In primis<\/em>, Lei\u00a0 tenta di squalificare e di liquidare la lettera nel quadro di &#8220;polemiche&#8221; successive a <em>Summorum Pontificum<\/em>. Diciamo, tra gli atti di insubordinazione. Questo, per\u00f2, non squalifica, ma qualifica la lettera. E&#8217; esattamente cos\u00ec. Quella lex, che Lei sembra assolutizzare, \u00e8 soltanto un Motu Proprio che, non nella sua origine, ma gi\u00e0 dopo pochi mesi dalla sua entrata in vigore, ha prodotto frutti che confliggono con il Concilio Vaticano II e con la Riforma Liturgica realizzata successivamente ad esso. Come pu\u00f2 un giurista con responsabilit\u00e0 di governo non tenere conto che le leggi, tutte le leggi, possono avere dei problemi e possono causarne altri? Che la <em>lex condita<\/em> non \u00e8\u00a0 &#8220;ultimo orizzonte che il guardo esclude&#8221;, ma deve essere considerata anche in rapporto ai fatti e alla &#8220;lex condenda&#8221;, di cui ogni bravo giurista deve sempre tener conto? Non credo di svelare nulla di nuovo ad un canonista esperto. Eppure lei sembra lavorare solo entro l&#8217;orizzonte angusto di un &#8220;diritto positivo&#8221;, segnato da una eccezionalit\u00e0 di cui lei non pare avere coscienza.<\/p>\n<p>b) In secondo luogo, Lei si permette di dire che la lettera contiene idee false, (addirittura errori), e comunque esprime una mancanza di conoscenza e una lettura ideologica del contenuto di SP. Credo che un giurista dovrebbe essere abituato a misurare le parole. Perch\u00e9 se lei dice che i 180 firmatari &#8211; tra cui vi sono i massimi esperti tedeschi, francesi, statunitensi, spagnoli ecc. &#8211; dicono cose false, ma poi non riesce a spiegare in modo adeguato il contenuto del documento che pretende di difendere, le cose si mettono male. Lo dico proprio parlando ad un canonista. Perch\u00e9 il giurista, che legge SP, deve fare, come tutti, un atto di grande umilt\u00e0 e capire che non \u00e8 ripetendo una formuletta normativa che pu\u00f2 risolvere un grande problema. Se lei vuole cavarsela con le formulette, mescolandole agli insulti contro 180 teologi, deve sapere che non \u00e8 cos\u00ec che si affrontano i problemi istituzionali. Tenga conto che per mestiere, ormai da anni, ho imparato a non aver alcuna paura di queste tecniche da prepotenti privi di argomenti. Allora, se vuole, affrontiamo la cosa seria e vera. Che cosa noi non avremmo capito? Che si dovrebbe parlare di &#8220;due forme dello stesso rito romano&#8221;, e non di &#8220;due riti&#8221;? Sarebbe questo il problema? Ma Lei, Mons. Graulich, pu\u00f2 dire di essere certo di sapere davvero di che cosa sta parlando?\u00a0 Si \u00e8 mai posto la domanda &#8211; sistematica, non giuridica &#8211; se sia sufficiente ripetere un articolo di SP per essere a posto con la propria coscienza? Si \u00e8 mai chiesto davvero che cosa significhi la locuzione &#8220;due forme dello stesso rito&#8221;? Provo a spiegarglielo, con i pochi strumenti che ho a\u00a0 mia disposizione.<\/p>\n<p>c) La questione \u00e8 seria, ma \u00e8 anche semplice. C&#8217;era un rito del 1962, che Giovanni XXIII considerava provvisorio fino al Concilio e poi in effetti \u00e8 venuto il Concilio stesso e la riforma che esso ha voluto di quel rito romano del 1962, che cos\u00ec \u00e8 diventato il rito romano del 1970, approvata da Paolo VI. E&#8217; chiaro che si tratta del medesimo rito romano, in una forma precedente e in una forma successiva. C&#8217;\u00e8 piena continuit\u00e0 del rito, ma \u00e8 evidente che non c&#8217;\u00e8 continuit\u00e0 nelle forme. Il Concilio ha chiesto che per la continuit\u00e0 del rito le forme cambiassero. Fin qui \u00e8 tutto chiaro? Voglio essere ancora pi\u00f9 chiaro. Andrea Grillo e Markus Graulich, nel 1970, quando entra in vigore il rito riformato, avevano una forma, ma oggi, nel 2020, ne hanno un&#8217;altra. C&#8217;\u00e8 piena continuit\u00e0 nelle persone: lei \u00e8 sempre Markus e io sono sempre Andrea. Ma altro era lei ed ero io nel 1970, e altro sono io ed \u00e8 lei oggi. Sarebbe molto strano che ci chiedessero oggi di essere come eravamo nel 1970, di correre e saltare come allora sapevamo fare cos\u00ec bene o di leggere poco o nulla come allora eravamo abituati. Perch\u00e9 la continuit\u00e0 della persona comporta la discontinuit\u00e0 delle forme. Cos\u00ec vanno le cose per tutto ci\u00f2 che vive, anche per il rito romano, che ha avuto due forme differenti &#8220;in tempi differenti&#8221; della sua storia. Ma se due forme diverse dello stesso rito vengono rese contemporanee, non sono pi\u00f9 due forme dello stesso rito, ma diventano &#8220;due riti diversi&#8221;. Che non possono andare d&#8217;accordo. Come se a lei chiedessero di essere, contemporaneamente, proprio oggi, un bambino del 1970 e un adulto del 2020. Quelle due forme, nella continuit\u00e0 storica della stessa persona, non si danno mai in forma contemporanea. Non si pu\u00f2 mai vivere cos\u00ec. E nessuna legge, nessuna affermazione, nessuna invocazione e nessuna decisione potr\u00e0 mai imporre che le cose siano cos\u00ec. Quello che \u00e8 bianco non \u00e8 nero, neppure se lo decide un papa. Il bianco resta bianco: un bravo giurista non dovrebbe mai dimenticare questa elementare verit\u00e0.<\/p>\n<p>d) Quindi, come vede, nel cuore di SP c&#8217;\u00e8 un problema sistematico grosso come una casa. Questo problema \u00e8 la chiave di interpretazione della Lettera Aperta. Ma lei non lo vede. Se un avvocato non riconosce questa evidenza, se pensa di arrampicarsi sugli specchi di un enunciato normativo, perde l&#8217;oggetto della discussione e entra nel tunnel delle finzioni. Vede, Padre, questo non significa in nessun modo negare che SP sia una legge ancora vigente, che con le modifiche normative di questi anni le competenze in ambito liturgico, limitatamente al rito straordinario, siano passate prima a <em>Ecclesia Dei<\/em> e ora alla CdF. Se lei legge bene la lettera, senza saltare le righe, vedr\u00e0 che questo non \u00e8 affatto negato, come invece lei pretende di farci dire. Ma qui sta il punto. Lei, come spesso fanno molti canonisti, identifica una legge con il bene. Ma non sempre \u00e8 cos\u00ec. Ci sono leggi che non \u00e8 opportuno applicare. Perch\u00e9? Qui c&#8217;\u00e8 un altro aspetto carente della sua lettura. Proprio all&#8217;inizio lei dice che nella lettera si chiede il passaggio delle competenze dalla CdF alla CdC. Ma se legge bene, vedr\u00e0 che il punto decisivo non \u00e8 affatto quello che lei dice. Anzitutto bisogna restituire la autorit\u00e0 sulla liturgia a chi per primo ce l&#8217;ha, ossia al singolo Vescovo diocesano nella sua diocesi. Non le Congregazioni e neppure il Papa immediatamente sono qui in gioco. I Vescovi non possono essere scavalcati. E mi stupisco che un giurista non abbia chiara questa nativa autorit\u00e0 episcopale sulla liturgia. In queste cose, il canonista dovrebbe sempre ripetere, come un dovere inaggirabile: guai a chi chiama male il bene e bene il male. Chiamare &#8220;arricchimento&#8221; la rottura della comunione ecclesiale resta un gioco di parole che manifesta un grave sottovalutazione della autorit\u00e0 episcopale e della verit\u00e0 della liturgia. E provi a chiedersi: se queste cose non le dice il canonista, chi dovrebbe dirle nella Chiesa? Perch\u00e9 i liturgisti devono fare il mestiere che dovrebbe fare lei?<\/p>\n<p>e) Vede, proprio alla fine lei fa due salti mortali molto pericolosi, con i quali ci si pu\u00f2 rompere l&#8217;osso del collo. Il primo \u00e8: dal diritto lei passa di colpo al fatto. Tutto il suo castello di norme eccezionali, nel momento in cui vuole difenderlo nella sostanza, lo riduce a un fatto. Noi, dico noi liturgisti, negheremmo il fatto e come tali saremmo altamente censurabili. Ma quale sarebbe il fatto? Lei allude al dato di fatto della possibilit\u00e0 di &#8220;assistere ovunque&#8221; a una messa in rito straordinario. Caspita! Quale fatto sorprendente! Lei per\u00f2, nel momento in cui allega l&#8217;unico fatto a suo avviso\u00a0 decisivo, commette una imprudenza, una grave imprudenza, perch\u00e9 accelera troppo nella argomentazione e\u00a0 cos\u00ec allega male il suo fatto. Lei dice &#8220;assistere al rito straordinario&#8221;. Molto male. Ha scelto proprio il termine pi\u00f9 infelice. Allora le dico una cosa. Lo sa che io &#8220;quel fatto&#8221; lo reputo impossibile? Lei si stupir\u00e0, rester\u00e0 forse anche male, ma\u00a0 &#8220;assistere ad una messa in rito straordinario&#8221; \u00e8 proprio ci\u00f2 che SC 48 vieta a tutti i cattolici, a lei come a me. Lo vieta anche ai giuristi. E lo fa fin dal 1963. Lo so che lei non ha l&#8217;abitudine di prendere sul serio i testi costituzionali e d\u00e0 pi\u00f9 valore a minuscoli decreti delle Congregazioni. E so bene che \u00e8 proprio il suo mestiere &#8211; una piccola deformazione professionale, come le abbiamo tutti &#8211; a farle leggere le cose in modo impreciso. Ma proprio il &#8220;fatto&#8221; che lei pretende di allegare le dico che, proceduralmente, non \u00e8 ammissibile. S\u00ec, \u00e8 inammissibile. Mi dispiace, sul piano della procedura non posso concederglielo. Ma, vede, non sono io ad essere cos\u00ec severo. E&#8217; il Concilio Vaticano II, che non vuole &#8220;muti spettatori&#8221; delle liturgie eucaristiche. E che proprio per questo motivo decisivo ha chiesto e preteso che la Chiesa facesse la riforma del rito del 1962. Quel rito che ora lei si affanna a considerare intoccabile &#8220;in aeternum&#8221; il Concilio chiede che sia cambiato profondamente e irreversibilmente. E forse proprio questo benedetto testo conciliare, da parte sua, lo dico sul serio e senza alcuna ironia, avrebbe bisogno di una accurata ripassata.<\/p>\n<p>f) Da ultimo, e in conclusione, lei non resiste ad opporre il suo presunto &#8220;fatto&#8221; ai &#8220;sedicenti liturgisti&#8221;che non vorrebbero riconoscerlo. Con i suoi fatti inammissibili lei vorrebbe mettere a tacere i liturgisti. Che invece parlano e non si fanno spaventare da formalismi vuoti. Tra questi liturgisti io le dico: sulla base del Concilio Vaticano II, lo stato di eccezione introdotto da SP, con le pi\u00f9 nobili intenzioni di pacificazione 13 anni fa, ha generato e continua a generare invece lacerazione e confusione. Un numero considerevole di liturgisti, con senso di responsabilit\u00e0, chiede formalmente: Che si ponga fine a questa condizione distorta. Che si restituisca autorit\u00e0 liturgica nelle singole diocesi ai Vescovi diocesani, come prescritto dal Concilio e dalla grande tradizione ecclesiale, insieme alla Congregazione per il culto divino. Che si esca dallo &#8220;stato di eccezione liturgica&#8221; che purtroppo altera in modo grave la normale vita liturgica della Chiesa.<\/p>\n<p>Gentile Padre Graulich, provi a considerare la questione da questo punto di vista. E&#8217; diverso dal suo, ma non \u00e8 n\u00e9 falso n\u00e9 erroneo. Semplicemente guarda le cose da una prospettiva differente rispetto a quella di una scrivania di curia. Se prova a farlo anche lei, tutta la <em>res<\/em> le sembrer\u00e0 molto diversa: come diceva un grande giurista romano: <em>rem tene, verba sequentur<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mons. 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