{"id":12745,"date":"2018-03-26T22:36:04","date_gmt":"2018-03-26T20:36:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/?p=12745"},"modified":"2018-09-10T09:02:01","modified_gmt":"2018-09-10T07:02:01","slug":"pour-lhumanisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/pour-lhumanisme\/","title":{"rendered":"Pour l\u2019humanisme"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\"><a href=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1920px-Botticelli-primavera.jpeg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-12746\" alt=\"Botticelli-primavera\" src=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1920px-Botticelli-primavera-300x197.jpeg\" width=\"300\" height=\"197\" srcset=\"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1920px-Botticelli-primavera-300x197.jpeg 300w, https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1920px-Botticelli-primavera-1024x672.jpeg 1024w, https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-content\/uploads\/1920px-Botticelli-primavera.jpeg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"center\">Versione italiana <a title=\"Per l\u2019umanesimo\" href=\"http:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/per-lumanesimo\/\"><span style=\"text-decoration: underline\">qui<\/span><\/a><\/p>\n<p>Je voudrais parler ici de Marie No\u00ebl, pseudonyme d\u2019une vieille demoiselle d\u2019Auxerre, petite ville provinciale qui avait gard\u00e9\u00a0jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier quelque chose de l\u2019empreinte jans\u00e9niste marqu\u00e9e pendant 50 ans au XVIIIe si\u00e8cle par l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019alors, Mgr de Caylus.<\/p>\n<p>Marie No\u00ebl, personne fragile et d\u00e9licate, \u00e0 la fois profond\u00e9ment croyante, paroissienne exemplaire, d\u00e9vou\u00e9e aux \u0153uvres, n\u2019en \u00e9tait pas moins terroris\u00e9e par une certaine image terrifiante de Dieu, aliment\u00e9e sans doute par la duret\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque, de la r\u00e9pression antimoderniste, voire de la pr\u00e9dication des fins derni\u00e8res. Mais elle<\/p>\n<p>\u00e9tait aussi, au dire de l\u2019abb\u00e9 Bremond, une po\u00e9tesse de g\u00e9nie dont nous ne lassons pas de lire les \u0153uvres. Elle aimait l\u2019art et la litt\u00e9rature et y trouvait des sources de vie. Sa cause de b\u00e9atification a \u00e9t\u00e9 ouverte \u00e0 Auxerre \u00e0 la Toussaint 2017.<\/p>\n<p>Le 27 Janvier 1927, Marie No\u00ebl \u00e9crivait \u00e0 l\u2019abb\u00e9 Mugnier\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai bien souvent de la peine avec Dieu\u2026<\/p>\n<p>Et voil\u00e0 que l\u2019Eglise nous trouble \u00e0 son tour. Je n\u2019ai rien \u00e0 voir avec les difficult\u00e9s actuelles\u2026Mais les Semaines religieuses<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn1\">[1]<\/a> ne nous laissent plus rien ignorer des disciplines de l\u2019Index qui nous obligent tous. Monseigneur l\u2019archev\u00eaque de Paris est tr\u00e8s pr\u00e9cis sur ce sujet.<\/p>\n<p>Il ressort de cette instruction qu\u2019un catholique soumis doit fermer \u00e0 peu pr\u00e8s tous les livres de notre litt\u00e9rature de la Renaissance \u00e0 nos jours \u2013 \u00e0 moins d\u2019une permission de l\u2019Ordinaire particuli\u00e8re \u00e0 chaque ouvrage\u2026<\/p>\n<p>Ai-je mal compris\u00a0? Il me semble presque impossible que l\u2019Eglise si sage et si mesur\u00e9e ait pu condamner ses fid\u00e8les \u00e0 une destruction quasi-totale de la vie intellectuelle. Evidemment ce doit \u00eatre plus s\u00fbr pour la foi, mais la mort est une solution bien radicale\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn2\">[2]<\/a><\/p>\n<p>Ce que Marie No\u00ebl ne savait pas, c\u2019est que la m\u00eame interdiction pesait non seulement sur la litt\u00e9rature, mais sur la philosophie et les sciences, depuis Copernic et Descartes jusqu\u2019\u00e0 nos jours. Une lecture de <i>l\u2019Index librorum prohibitorum<\/i> en vigueur jusqu\u2019au Concile Vatican II ne nous laisse gu\u00e8re de doutes \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, ce qui \u00e9tait\u00a0 condamn\u00e9 en principe, c\u2019\u00e9tait ce qu\u2019on pourrait appeler\u00a0 \u00ab\u00a0l\u2019humanisme\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019id\u00e9e que l\u2019homme a valeur et que d\u00e9velopper ses capacit\u00e9s et son autonomie na va pas n\u00e9cessairement contre sa destin\u00e9e surnaturelle, ni contre le besoin de r\u00e9demption li\u00e9 au p\u00e9ch\u00e9, au contraire.<\/p>\n<p>Un tel humanisme a connu ses saisons au long de l\u2019histoire humaine. La Somme de saint Thomas et le style gothique aux XIIe et XIIe si\u00e8cles en est une. L\u2019av\u00e8nement de la science moderne avec Copernic, li\u00e9 chronologiquement et peut-\u00eatre essentiellement, \u00e0 la red\u00e9couverte de l\u2019antiquit\u00e9 pa\u00efenne au temps de la Renaissance, en a initi\u00e9 une autre. Or c\u2019est celle-l\u00e0 que l\u2019Eglise, comme institution globale, n\u2019a pas su reconna\u00eetre, se condamnant ainsi, dans ces domaines de la culture, \u00e0 un repli sur soi qui a laiss\u00e9 le champ libre \u00e0 une exaltation anti-chr\u00e9tienne ou, du moins, a-chr\u00e9tienne, de l\u2019homme. Cela m\u2019est apparu depuis bien longtemps et j\u2019ai eu l\u2019occasion de l\u2019\u00e9crire plusieurs fois<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Or j\u2019ai peur que la tentation d\u2019exclure sans nuances le moderne \u00e0 cause de toutes les perversions qu\u2019il a engendr\u00e9es et des drames o\u00f9 nous nous trouvons (mais qui auraient peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 un peu moins fortes si l\u2019Eglise s\u2019y \u00e9tait investie), &#8211; j\u2019ai peur donc que cette tentation ne recommence et qu\u2019on n\u2019y succombe.\u00a0 Je donne des exemples. Au monast\u00e8re de la Pierre qui Vire, nous venons de perdre dom Angelico Surchamp, peindre, fresquiste, musicien averti, \u00e9diteur mondialement connu des collectons Zodiaque qui, en leur temps, ont ressuscit\u00e9 l\u2019art roman dans la culture contemporaine (architecture, sculpture, fresques). Or, son appr\u00e9ciation, je dirais philosophique, de l\u2019histoire de l\u2019art, le conduisait \u00e0 d\u00e9pr\u00e9cier absolument ce qui \u00e9tait apparu apr\u00e8s le XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il faisait sienne la boutade de son ma\u00eetre, le peintre Albert Gleizes\u00a0: \u00ab\u00a0Picasso\u00a0? du Rapha\u00ebl en d\u00e9composition\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais le d\u00e9dain commen\u00e7ait bien avant la Renaissance. Le \u00ab\u00a0Beau Dieu\u00a0\u00bb d\u2019Amiens (Christ au fronton du tympan) ne trouvait pas gr\u00e2ce devant lui, ni les \u00ab\u00a0figures androgynes\u00a0\u00bb de la Trinit\u00e9 de Roublev\u00a0! Or j\u2019ai trouv\u00e9 le m\u00eame genre de jugement s\u00e9v\u00e8re sous la plume d\u2019un autre g\u00e9nie artistique, Marko Rupnik, dans un \u00e9crit \u00e0 la fois remarquable et pol\u00e9mique\u00a0: \u00ab\u00a0Nous n\u2019y pensons pas, nous n\u2019en faisons pas cas, mais il y a un fil rouge ininterrompu qui relie les peintures de L\u00e9onard de Vinci, les portraits du Titien, les baigneuses d\u2019Ingres aux figures d\u00e9form\u00e9es de l\u2019expressionisme allemand ou, plus tard, de Karel Appel et de Francis Bacon\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p>Il y a aussi peut-\u00eatre quelque chose de cela dans la r\u00e9serve d\u2019un moine comme Enzo Bianchi vis-\u00e0-vis des Exercices de saint Ignace, dont il faut bien reconna\u00eetre pourtant qu\u2019ils sont un monument culturel\u00a0marquant du d\u00e9but de la modernit\u00e9. Dernier exemple\u00a0: j\u2019ai demand\u00e9 un jour \u00e0 un th\u00e9ologien lecteur attentif et disciple convaincu de Joseph Ratzinger\u00a0: \u00ab\u00a0Avez-vous jamais trouv\u00e9 quelque part dans ses \u0153uvres une appr\u00e9ciation positive de la modernit\u00e9\u00a0?\u00a0\u00bb La r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 n\u00e9gative.<\/p>\n<p>Je crois, pour ma part, que ces jugements se fondent tous plus ou moins sur une sorte d\u2019exaltation non critique des formes n\u00e9oplatonisantes d\u2019ailleurs parfaitement l\u00e9gitimes de la tradition chr\u00e9tienne. Peut-\u00eatre ma r\u00e9action vient-elle de ce que ma formation premi\u00e8re s\u2019est faite \u00e0 l\u2019\u00e9cole de saint Thomas d\u2019Aquin\u00a0?&#8230;<\/p>\n<p>Pourtant, lorsque je parcours mentalement les pi\u00e8ces de mon Mus\u00e9e imaginaire, o\u00f9 figurent Piero della Francesca, le palais ducal d\u2019Urbino, des dessins de Rembrandt, Georges de\u00a0 la Tour, le portrait de Chopin par Delacroix, etc. je n\u2019y vois pas les racines d\u2019un pur naturalisme ou affreux subjectivisme. La transcendance peut s\u2019\u00e9voquer autrement que ne le font les sculptures romanes ou les icones russes. Je suis \u00e9mu, chez Michel-Ange \u00e0 l\u2019art duquel je me sens pourtant tr\u00e8s \u00e9tranger, par la technique du \u00ab\u00a0non finito\u00a0\u00bb. Pourquoi ne va-t-il pas au bout de son travail, par exemple, dans la Piet\u00e0 du d\u00f4me de Florence, sinon peut-\u00eatre parce que le myst\u00e8re le d\u00e9passe. Il d\u00e9pose le ciseau, parce qu\u2019il ne peut pas finir, &#8211; impossibilit\u00e9 profonde, sans doute, qui transforme sa sculpture et sugg\u00e8re l\u2019invisible.<\/p>\n<p>Ecoutons de nouveau Marie No\u00ebl \u00e0 l\u2019abb\u00e9 Mugnier, 21 juillet 1935\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai travers\u00e9 Paris il y a quinze jours pour aller voir l\u2019exposition de l\u2019Art italien\u2026Les couleurs merveilleuses des Peintres italiens m\u2019ont r\u00e9acclimat\u00e9e magnifiquement en terre humaine. J\u2019ai r\u00e9cit\u00e9 le <i>Te Deum<\/i> pour tant de glorieux chefs-d\u2019\u0153uvre\u2026et chaque verset de l\u2019hymne faisait surgir une image. <i>Tibi Cherubim et Seraphim,<\/i> les bleus s\u00e9raphiques d\u2019Angelico\u00a0; \u00ab\u00a0<i>Te Prophetarum, Te Martyrum\u00a0!<\/i>\u00a0\u00bb les \u00e9carlates, les pourpres de toutes les cohortes de Giotto, Bellini\u2026 Lippi\u2026 Le chant d\u2019action de gr\u00e2ces \u00e9tait merveilleusement et presque mot \u00e0 mot accord\u00e9 aux splendeurs de toutes ces toiles\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn5\">[5]<\/a><\/p>\n<p>Y a-t-il l\u00e0 seulement l\u2019ignorance d\u2019une petite provinciale\u00a0? Comment cela serait-il compatible avec la sensibilit\u00e9 et le g\u00e9nie litt\u00e9raire de cette femme\u00a0? Je me pose \u00e0 nouveau la question aujourd\u2019hui, o\u00f9 j\u2019ai entre les mains le petit ouvrage de Massimo Cacciari consacr\u00e9 \u00e0 la\u00a0 Vierge Marie dans la collection\u00a0 <i>Generare Dio<a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftn6\"><b>[6]<\/b><\/a> <\/i>commentaire quelque peu mystique de tableaux consacr\u00e9s \u00e0 Marie, de Piero della Francesca \u00e0 Bellini.<\/p>\n<p>Pour finir en revenant \u00e0 la th\u00e9ologie\u00a0: j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9mu d\u2019apprendre la mort ces jours-ci du p\u00e8re Denis Vasse, psychanalyste lacanien et th\u00e9ologien. Cela m\u2019a renvoy\u00e9 quarante ans en arri\u00e8re, quand je lisais et relisais un de ses premiers livres <i>L\u2019ombilic et la voix<\/i>, o\u00f9 j\u2019ai tant appris sur la voix, la parole, le corps, la s\u00e9paration et la relation, dont j\u2019ai fait ensuite mon miel pour\u00a0l\u2019intelligence de la foi.<\/p>\n<p>L\u00e0 derri\u00e8re, il y a la question d\u2019un jugement sur notre temps, o\u00f9 la constatation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de ses failles immenses laisse une place \u00e0 la vision d\u2019une splendeur, cach\u00e9e certes mais qui peut \u00eatre vue par \u00e9clairs \u00e0 qui garde l\u2019esp\u00e9rance et se laisse \u00ab\u00a0r\u00e9acclimater magnifiquement en terre humaine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref1\">[1]<\/a> Titre alors courant des revues dioc\u00e9saines.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref2\">[2]<\/a> Marie No\u00ebl \u2013 Abb\u00e9 Mugnier, <i>J\u2019ai bien souvent de la peine avec Dieu. Correspondance,<\/i> sl (Paris) Editions du Cerf, sd (2017) p. 167. Finalement, par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019abb\u00e9 Mugnier et du p\u00e8re Gillet, ma\u00eetre g\u00e9n\u00e9ral des dominicains, Marie No\u00ebl re\u00e7ut une permission g\u00e9n\u00e9rale de lire les livres inscrits \u00e0 l\u2019<i>Index<\/i>.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref3\">[3]<\/a> Je me permets de renvoyer ici \u00e0 mon <i>Histoire th\u00e9ologique de l\u2019Eglise Catholique<\/i>, Paris 1994, p.271-273, o\u00f9 je\u00a0parle d\u2019une \u00ab\u00a0immense mise en veilleuse de l\u2019intelligence chr\u00e9tienne\u00a0\u00bb. Le P\u00e8re Bouyer, dans son c\u00e9l\u00e8bre pamphlet <i>D\u00e9composition du catholicisme<\/i> a des mots autrement vengeurs\u00a0!<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref4\">[4]<\/a> <i>Il rosso della Piazza d\u2019oro. Intervista a Marko Ivan Rupnik su arte, fede e evangelizzazione<\/i> Roma, Lipa edizioni sd (2013), p. 72. Evidemment, Roupnik met la fronti\u00e8re plus tard que dom Angelico\u00a0: apr\u00e8s le temps des ic\u00f4nes\u00a0!<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref5\">[5]<\/a> Marie No\u00ebl, op.cit. p. 288<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"\/Users\/Girolamo\/Downloads\/Per%20l'umanesimo.docx#_ftnref6\">[6]<\/a> Bologna, Il Mulino, 2017. Ce livret est paru dans une collection significativement intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Icone\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Versione italiana qui Je voudrais parler ici de Marie No\u00ebl, pseudonyme d\u2019une vieille demoiselle d\u2019Auxerre, petite ville provinciale qui avait gard\u00e9\u00a0jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier quelque chose de l\u2019empreinte jans\u00e9niste marqu\u00e9e pendant 50 ans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[78],"tags":[8,15,14,396],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12745"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12745"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12745\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12754,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12745\/revisions\/12754"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12745"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12745"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cittadellaeditrice.com\/munera\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12745"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}